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Complexe immobilier SN-HLM-CSE aux Maristes : le pari du génie sénégalais pour transformer le Sénégal par lui-même

Dakar, le 24 septembre 2026 — Sur une assiette foncière de 3,3 hectares au cœur du quartier des Maristes, dans la commune de Hann-Bel-Air, la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM) et la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE) ont signé, ce jeudi, une convention pour la réalisation d’un complexe immobilier d’envergure. Le projet, baptisé « Maristes by SNHLM », prévoit la construction de 658 logements, 22 plateaux de bureaux et espaces commerciaux, pour un investissement global de 64 milliards de francs CFA financé en deux tranches de 32 milliards chacune. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, s’est déroulée en présence du directeur général de la SN-HLM, Abdourahmane Dabo, et de représentants des institutions publiques, du secteur privé et des ordres professionnels.

Un programme immobilier de nouvelle génération

Le complexe sera composé de 16 immeubles : 14 à usage résidentiel — totalisant 658 appartements allant du F1 au F4 — et deux immeubles tertiaires intégrant les espaces commerciaux. Selon les informations disponibles, la répartition des logements comprend 96 F1, 258 F3 et 304 F4 . Le projet intègre également 563 places de stationnement, environ 5 206 m² d’espaces verts et d’aménagements paysagers, une piscine, des aires de jeux et des cheminements piétonniers. Le programme sera réalisé en trois phases sur une durée globale de 36 mois.

Pour la SN-HLM, l’objectif est de dépasser le modèle classique du simple programme de logements. Le projet est conçu comme un ensemble immobilier à vocation mixte, où habitat, services, commerces et activités professionnelles cohabitent dans un même environnement. Il cible en particulier les ménages de la classe moyenne et les jeunes actifs.

« Nous ne posons pas une simple première pierre, nous posons un acte de doctrine »

Le directeur général de la SN-HLM, Abdourahmane Dabo, a prononcé un discours particulièrement offensif lors de la cérémonie. « En signant cette convention des Maristes, nous ne posons pas une simple première pierre, nous posons un acte de doctrine. Oui, le Sénégal peut construire le Sénégal », a-t-il déclaré.

Dabo a explicitement lié le choix de la CSE à une rupture avec une certaine dépendance à l’expertise étrangère. « Pendant trop longtemps, nous avons intériorisé l’idée que les grands projets devaient être confiés à l’expertise venue d’ailleurs. Aujourd’hui, nous rompons avec ce complexe », a-t-il martelé. Il a rappelé que la CSE, créée en 1970, est devenue « une école » et « une histoire sénégalaise », avec un chiffre d’affaires de 200 milliards de francs CFA et à son actif la réalisation de l’AIBD, du TER et des autoroutes du pays.

Le patron de la SN-HLM a également formulé une formule restée dans les esprits : « L’heure de la sous-traitance est révolue. L’heure du copilotage est arrivée », plaidant pour l’émergence d’entreprises nationales capables de porter des projets d’envergure et de renforcer leur présence sur les marchés africains.

Trois piliers pour une nouvelle doctrine

Le projet s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la lutte contre la précarité immobilière, l’accès à la propriété à prix juste pour les Sénégalais de l’intérieur comme de la diaspora, et le renforcement du contenu local. « Chaque franc doit irriguer l’économie nationale avec des ingénieurs et ouvriers sénégalais », a insisté Dabo.

Le ministre Moussa Balla Fofana a abondé dans le même sens, saluant le choix de la CSE comme un symbole du savoir-faire national : « La commande publique doit servir de levier de transformation, d’insertion et de valorisation des compétences nationales ». Il a appelé à ce que le chantier soit « une vitrine pour nos entreprises nationales, nos bureaux d’études, nos artisans et nos ouvriers qualifiés ».

Un ancrage dans la vision « Sénégal 2050 »

Le ministre de l’Urbanisme a replacé le projet dans le cadre de la politique gouvernementale de transformation urbaine. « La signature de ce contrat ne constitue pas simplement un acte juridique, c’est l’aboutissement d’une volonté. Ce projet traduit la vision Sénégal 2050, qui place la souveraineté économique et la modernisation de la ville au cœur », a-t-il déclaré. Il a également souligné la dimension sociale du logement : « Le logement est bien plus qu’un assemblage de structures physiques. Il est le socle de la famille. Il est le garant de la stabilité sociale. Il est le premier ancrage de la dignité humaine ».

Ce projet s’inscrit dans un contexte politique plus large. En février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté le logement social comme un levier stratégique de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, annonçant le lancement du programme « Cités de la Transformation » destiné à impulser une nouvelle dynamique dans la production de logements sociaux à l’échelle nationale. Le gouvernement a également lancé l’initiative présidentielle SunuChampions, instituée par arrêté n° 000707 du 7 janvier 2026, qui vise à bâtir un tissu d’entreprises nationales solides, compétitives au niveau national, régional et international, capables d’innover et d’entraîner des pans entiers de l’économie. La CSE, par son envergure et son histoire, incarne pleinement cette ambition.

Un contexte de rattrapage urbain

Le site des Maristes n’est pas un territoire vierge de toute intervention publique. Dès la fin des années 1990, la SCAT-URBAM y avait entamé une opération d’aménagement dans le cadre du projet Mariste-Dakar (1995-1997). Vingt-cinq ans plus tard, le passage de 30 logements à 658 traduit l’accélération des besoins en habitat dans une capitale confrontée à une urbanisation rapide. Le Premier ministre Sonko a lui-même dressé un diagnostic sans complaisance en février 2026 : déficit important de logements, déséquilibre persistant entre l’offre et la demande, concentration de l’offre immobilière dans les régions de Dakar et Thiès, difficultés d’accès au foncier, financement insuffisant et lourdeurs administratives.

Un financement structuré et un accès progressif à la propriété

Le montage financier prévoit une durée de financement d’environ 24 mois pour chaque phase, avec un taux d’intérêt annoncé à 6 %. La commercialisation des logements devrait s’appuyer en partie sur des mécanismes de vente à tempérament, une formule destinée à permettre à certains acquéreurs d’étaler leur effort financier sur plusieurs années. Pour la SN-HLM, l’enjeu est double : accroître l’offre de logements modernes à Dakar tout en ouvrant davantage l’accès à la propriété.

Les Maristes, laboratoire d’une nouvelle approche

Au-delà des chiffres et des discours, le projet des Maristes concentre plusieurs enjeux : logement, urbanisme, financement, développement économique, création de valeur foncière, emploi et promotion de l’expertise nationale. Abdourahmane Dabo veut y voir l’acte fondateur d’une SN-HLM qui ne se contente plus de produire des logements, mais qui entend participer à la transformation du modèle urbain sénégalais.

La formule qu’il a répétée comme un leitmotiv résume l’ambition : « Oui, le Sénégal peut construire le Sénégal. » Aux Maristes, cette conviction doit désormais prendre la forme de béton, d’acier, d’appartements, de commerces, d’espaces verts et, surtout, d’un nouveau cadre de vie. Le défi qui attend la SN-HLM et la CSE sera de transformer cette ambition en un ensemble immobilier fonctionnel, accessible et durable, appelé à prendre place dans le nouveau visage des Maristes.


Sources principales : Agence de Presse Sénégalaise (APS), Seneweb, Webinfos, Dakaractu, Seneplus, Senego, RTS, Ambassade du Sénégal à Paris (SENFRA MAG).

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Keur Moussa : un litige foncier de 22,5 hectares oppose des propriétaires terriens à un promoteur

Un conflit foncier oppose depuis plusieurs années le promoteur privé Ndiogou Ly aux propriétaires terriens de quatre villages de la commune de Keur Moussa. Ces derniers dénoncent des irrégularités administratives et réclament la clarification du statut juridique des terres ainsi que l’arrêt des travaux en cours.


Les origines du conflit foncier à Keur Moussa

Le litige porte sur une superficie de 22,5 hectares située dans la commune de Keur Moussa, concernant quatre villages : Landou, Soune Sérère, Kessoukhatt et Touly. D’un côté, le promoteur privé Ndiogou Ly ; de l’autre, les propriétaires terriens de ces localités, regroupés au sein du Collectif de défense des intérêts de la commune de Keur Moussa.

Selon ce collectif, l’origine du différend remonte aux opérations de remembrement et de morcellement des terres villageoises menées entre 2007 et 2008.

Deux séries de délibérations qui s’opposent

Les droits des propriétaires terriens (2007-2008)

Les propriétaires terriens affirment détenir des documents de confirmation administrative délivrés en vertu de la délibération n° 09/CR/KM du 15 décembre 2007, approuvée le 20 janvier 2008.

Les délibérations contestées (2013)

En 2013, de nouvelles délibérations favorables au promoteur Ndiogou Ly ont été adoptées, portant sur des superficies de 7 hectares, 20 hectares et 22,5 hectares.

Le représentant des propriétaires, Aliou Diouf, soutient que ces délibérations n’ont pas été soumises au conseil municipal conformément aux procédures en vigueur, remettant en cause leur légalité et toute la chaîne d’approbation.

Le permis de construire de 2019 au cœur des tensions

Autre point de friction majeur : le permis de construire n° 003673 du 22 février 2019, qui couvre les 22,5 hectares et prévoit 481 parcelles.

Le collectif conteste les conditions d’obtention de ce permis, affirmant qu’il porte sur des terres déjà couvertes par des documents administratifs appartenant aux populations autochtones. Il précise également qu’une réunion de la commission de distribution, tenue le 2 mai 2019, a attribué des parcelles au promoteur alors que les terres n’étaient pas encore effectivement bornées.

Les propriétaires terriens affirment n’avoir jamais vendu ni cédé volontairement leurs champs à Ndiogou Ly.

Du contentieux administratif aux affrontements sur le terrain

Le conflit a dépassé le cadre administratif. Le collectif dénonce la destruction de bornes, clôtures et murets par les engins de chantier, et indique avoir fait constater les faits par huissier le 1er août 2025.

Après l’opposition des habitants, le promoteur aurait saisi le procureur de la République. Plusieurs propriétaires terriens et responsables du collectif ont été convoqués à la brigade de gendarmerie de Mbour.

Le collectif évoque par ailleurs les opérations d’expropriation liées au projet d’autoroute à péage et au projet KMS3. Selon lui, les propriétaires terriens ont été recensés et indemnisés par l’État, tandis que Ndiogou Ly n’a pas été reconnu comme propriétaire dans le cadre de ces opérations.

Ce que réclame le collectif des propriétaires terriens

  • La clarification complète du statut juridique des 22,5 hectares
  • L’arrêt immédiat de tous les nouveaux travaux sur le site
  • La vérification de l’ensemble des procédures administratives ayant conduit à la délivrance du permis de construire et à l’attribution des 481 parcelles

Le collectif appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ce dossier et à protéger les droits de toutes les parties jusqu’à la décision finale.

Repères du dossier

ÉlémentDétail
Superficie en litige22,5 hectares
Villages concernésLandou, Soune Sérère, Kessoukhatt, Touly
PromoteurNdiogou Ly
Base juridique des propriétairesDélibération n° 09/CR/KM du 15/12/2007, approuvée le 20/01/2008
Délibérations contestéesPlusieurs délibérations de 2013 (7 ha, 20 ha, 22,5 ha)
Permis de construireN° 003673 du 22/02/2019 — 481 parcelles
Constat d’huissier1er août 2025
SourcesSeneweb, Enqueteplus, Dakaractu, PressAfrik

Ce qu’il faut retenir

  • Un litige foncier de 22,5 hectares oppose le promoteur Ndiogou Ly à des propriétaires terriens de Keur Moussa.
  • Quatre villages sont concernés : Landou, Soune Sérère, Kessoukhatt et Touly.
  • Les propriétaires contestent les délibérations de 2013 et le permis de construire de 2019.
  • Le collectif réclame la clarification du statut des terres et l’arrêt des travaux.
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PROCASEF : des résultats historiques avec plus de 830 000 parcelles levées

Le Comité de pilotage du Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF) s’est réuni le 21 juillet 2026 pour examiner le bilan de mise en œuvre du projet au 30 juin 2026 et valider le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 révisé. Les membres du Comité ont unanimement salué les performances enregistrées, témoignant des progrès significatifs accomplis dans la modernisation de la gouvernance foncière au Sénégal .

Des chiffres record

Au 30 juin 2026, le PROCASEF a réalisé 832 526 parcelles levées, soit 157 % de l’objectif fixé. Le projet a également permis l’attribution de 634 861 Numéros d’Identification Cadastrale (NICAD), la validation de 550 072 délibérations foncières avec NICAD et l’approbation de 441 315 parcelles .

Les investissements dans les infrastructures foncières ont évolué : 112 bureaux fonciers communaux réceptionnés sur les 128 en construction, tandis que 55 communes sont déjà intégrées au SIFCOM en préproduction. Le réseau géodésique national est désormais opérationnel avec 22 stations permanentes SEN-CORS .

Extension à 60 nouvelles communes

Le Coordonnateur national, M. Mouhamadou Moustapha Dia, a rappelé que cette session intervient à un moment charnière marqué par la clôture de la phase initiale du projet et le démarrage du financement additionnel, destiné à consolider les acquis et à étendre les interventions du PROCASEF à 60 nouvelles communes .

Une digitalisation irréversible

Le Coordonnateur national a souligné que le développement du SIFCOM est achevé et que le système est désormais dans sa phase de déploiement. « Le processus de digitalisation est irréversible. Il constitue un levier majeur de sécurisation foncière et de développement économique », a-t-il déclaré .

Impact social

Les interventions du PROCASEF contribuent à la réduction des conflits fonciers dans les zones d’intervention. Plus de 70 000 femmes disposent désormais d’un titre d’affectation grâce au projet, illustrant les avancées réalisées en matière d’équité .

Réactions des partenaires

Le Directeur du Cadastre, M. François Ndiaye, a salué une réforme qui rapproche durablement le cadastre des collectivités territoriales. « Le PROCASEF a permis de faire entrer le cadastre dans les collectivités territoriales. Aujourd’hui, le NICAD est pleinement intégré dans les procédures foncières. Si nous voulons la paix, construisons le cadastre » .

La Chambre des notaires a rappelé que « le foncier est un facteur de paix sociale et de développement économique » et s’est félicitée du dialogue instauré entre les différents acteurs du secteur foncier .

Délibérations locales

Dans la commune de Darou Khoudoss, le Conseil municipal a délibéré à l’unanimité sur 3 775 parcelles avec NICAD, dont 3 587 parcelles individuelles, 167 parcelles collectives et 21 parcelles morales . Dans la commune de Colobane (Fatick), ce sont 2 840 parcelles qui ont été délibérées le 29 juillet 2026, marquant la première session dédiée à ces activités dans la localité .

Sources : PROCASEF

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Assemblée Nationale & Contrôle Parlementaire : Six commissions d’enquête parlementaire ratifiées à l’unanimité, dont une sur la gestion foncière

L’Assemblée nationale a ratifié jeudi 20 août 2026, à l’unanimité, par 129 voix pour, zéro contre et zéro abstention, six propositions de résolution portant création de commissions d’enquête parlementaire. La séance, présidée par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Dr Bakary Sarr .

La commission sur le foncier

La première commission porte sur les éventuels manquements dans la gestion foncière, notamment les opérations de lotissement et la gestion du domaine public dans certaines zones, dont Dakar. Elle devra recueillir des informations sur les faits concernés et examiner d’éventuelles infractions, notamment au niveau des services chargés des finances, de l’urbanisme et de l’environnement .

Les autres commissions

Les cinq autres commissions d’enquête concernent : les opérations de cession d’immeubles bâtis de l’État à des particuliers dans des conditions supposées irrégulières ; l’utilisation de mécanismes financiers de type Total Return Swap ; les irrégularités dans la passation et l’exécution des marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur » ; les abandons de recettes et la gestion des exonérations fiscales ; et les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche .

Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, chacune des commissions comprend onze députés, désignés au prorata des groupes parlementaires constitués .

Les déclarations d’Ousmane Sonko

Le président de l’Assemblée nationale a affirmé que 90 % des lotissements au Sénégal ne respectent pas la loi. Il dénonce des opérations accélérées après son départ de la Primature, notamment au Hangar des pèlerins .

« J’ai pris mes responsabilités en tant que président pour deux commissions, afin de bien traiter les questions foncières », a-t-il expliqué. Il accuse des « lobbies » et une « société civile encagoulée » de vouloir dissoudre les commissions d’enquête pour protéger des « gros bonnets » .

Selon lui, les commissions disposent de pouvoirs étendus : auditions, réquisitions, saisine du procureur. Il déplore que les populations soient lésées par le morcellement au profit de « politiciens, prête-noms et étrangers », sans même laisser une aire de jeu .

La position du gouvernement

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a fait le point devant les députés le 8 septembre 2026 sur la gestion des audits fonciers. Il a indiqué avoir présidé, en sa qualité de ministre, Secrétaire général du Gouvernement, la commission ad hoc chargée de l’occupation du Domaine public maritime à Dakar, créée en mai 2024 .

Le rapport de cette commission avait été remis au Premier ministre en juillet 2024, puis au président de la République en août de la même année. Pour les contrôles effectués à Dakar, Thiès, Mbour et Saint-Louis, le Premier ministre a confirmé la livraison des résultats d’enquêtes. Les rapports sur les sept zones concernées ont été finalisés entre juillet 2024 et février 2025 .

Sources : APS, Assemblée nationale, RTS

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