Économie & Investissement
Investir dans la zone de Thiès : anatomie d’une zone d’avenir

À 70 kilomètres de Dakar, une région est en train de changer de visage. Thiès, longtemps perçue comme un simple carrefour ferroviaire sur la route de la capitale, s’affirme aujourd’hui comme le cœur battant de la transformation économique sénégalaise. Entre ressources minières stratégiques, infrastructures de transport de nouvelle génération, pôles agro-industriels et zones économiques spéciales, la région thiessoise concentre tous les ingrédients d’une zone d’investissement à fort potentiel. Pour les investisseurs, l’heure est à l’analyse.
Une position géographique au cœur du triangle Dakar-Thiès-Mbour
La région de Thiès bénéficie d’un positionnement géographique exceptionnel. Elle constitue, avec Dakar et Mbour, le triangle économique le plus dynamique du Sénégal. Ce trio forme une complémentarité naturelle : Dakar pour les services et l’administration, Mbour pour le tourisme et la pêche, et Thiès comme plateforme industrielle et logistique.
Cette position n’est pas un simple atout théorique. Elle se matérialise par des infrastructures de transport qui transforment radicalement l’accessibilité de la région. L’autoroute à péage et le Train Express Régional (TER) font de Thiès une véritable plateforme logistique pour le transport de biens et de personnes. Pour un investisseur, cela signifie des coûts de transport réduits, une connectivité renforcée avec le principal bassin de consommation du pays et un accès facilité aux marchés régionaux.
Le TER prolongé vers Thiès : une infrastructure qui change la donne
L’extension du Train Express Régional vers Thiès constitue l’un des projets structurants les plus importants pour l’avenir de la région. Le 24 juillet 2026, le ministère des Transports terrestres et aériens, la SEN-TER SA, l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne ont signé un mémorandum d’entente portant sur le financement des études d’avant-projet, pour un montant de 10 millions d’euros.
Cette extension n’est pas un simple prolongement de ligne. Selon le ministre Abdoul Ahad Ndiaye, elle constitue « la première étape opérationnelle du futur corridor ferroviaire à écartement standard Dakar-Tambacounda », un projet identifié comme priorité de l’Agenda de transformation Sénégal 2050. À terme, le prolongement jusqu’à Thiès donnera au TER « sa véritable dimension régionale, voire nationale ».
Pour les investisseurs, l’arrivée du TER à Thiès représente bien plus qu’une amélioration de la mobilité. Elle signifie l’intégration de la région dans un corridor logistique moderne, la réduction des coûts de transport pour les marchandises et le désengorgement de l’axe Dakar-Thiès, avec à la clé une réduction des émissions de CO₂ et une meilleure connectivité entre les pôles économiques du pays. La présence de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à Diass, dans la région de Thiès, complète ce dispositif en offrant une connexion aérienne directe avec le monde.
Un sous-sol parmi les plus riches du Sénégal
La région de Thiès est l’une des principales régions minières du Sénégal. Son sous-sol offre une grande diversité de substances minérales : attapulgites, phosphates, calcaires industriels, basalte, sable, gré et argile. En 2014, la région comptait déjà 71 carrières, dont 34 % de calcaire, 24 % de basalte et 20 % de gré.
Les réserves en basalte atteignent 100 millions de tonnes, tandis que celles en attapulgite dépassent 40 millions de tonnes. L’attapulgite, ce minerai utilisé dans la cosmétique, la pharmacie, l’industrie pétrolière et les litières animales, représente une opportunité industrielle majeure. Selon Alioune Sarr, maire de Notto Diobass, sa transformation locale pourrait générer plus de 6 000 emplois et 44 milliards de francs CFA par an, avec un marché européen estimé à 100 milliards de dollars.
Le secteur de la cimenterie est également bien implanté, avec les Ciments du Sahel à Kirène et Dangote Cement dans la zone de Pout. Cette industrie bénéficie de la proximité des gisements de calcaire paléocène situés entre Mbour et Pout.
Un pôle pétrochimique en puissance
La découverte de gisements de gaz et de pétrole à Cayar et à Saint-Louis ouvre des perspectives considérables pour Thiès. Alioune Sarr plaide pour l’installation d’un pôle pétrochimique qui pourrait devenir un pôle majeur en Afrique de l’Ouest. Selon ses projections, ce pôle pourrait créer plus de 136 000 emplois et générer 11 000 milliards de francs CFA.
Cette ambition s’appuie sur la volonté de transformer localement les ressources naturelles plutôt que de les exporter à l’état brut. « Il n’est pas acceptable que le Sénégal continue à importer ces produits-là qui sont transformés et qui génèrent de la valeur ajoutée », affirme Alioune Sarr. Pour les investisseurs, cette stratégie de transformation locale ouvre des opportunités dans les engrais, les plastiques et les produits chimiques.
L’agro-industrie : un pilier de la souveraineté alimentaire
L’agriculture et l’agro-industrie constituent un autre pilier majeur de l’économie thiessoise. En 2024, la région a enregistré une croissance économique de 4,5 %, soutenue par l’artisanat, l’horticulture, le tourisme et les services. Le département dispose d’unités industrielles dans la transformation agroalimentaire, notamment pour les arachides et les fruits.
Dans le cadre du Programme national de développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), le pôle Ouest, centré sur Thiès, bénéficie d’un financement de 56 milliards de francs CFA dédié aux filières légumes, fruits, viande et lait. Ce programme, soutenu par la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement et Enabel, vise la montée en valeur ajoutée, la substitution aux importations et la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
Les infrastructures de stockage se développent également à un rythme soutenu. En février 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a posé la première pierre d’infrastructures de stockage pouvant contenir 250 000 tonnes de produits horticoles à Ngomène, dans la commune de Keur Moussa, pour un investissement de 4 milliards de francs CFA. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Agricool et vise à réduire les pertes post-récolte.
La FAO appuie également 40 entreprises à Thiès dans les filières ostréicole et mangue, renforçant ainsi l’écosystème agro-industriel local. Un abattoir moderne capable de traiter 800 bovins par jour et 4 000 petits ruminants est également en projet, avec un marché à bétail de standard international et une unité de tannerie moderne.
Des zones économiques spéciales comme catalyseurs
Le Sénégal compte aujourd’hui sept Zones économiques spéciales (ZES), dont quatre fonctionnelles : Diamniadio, Sandiara, Diass et Bargny-Sendou. La ZES de Diass, située dans la région de Thiès, est en cours d’aménagement et concentre déjà des projets d’envergure.
SICAP Industrie S.A, porté par la Société immobilière du Cap-Vert, prévoit un investissement de 100 millions de dollars (environ 57 milliards de francs CFA) sur 66 hectares à Diass. Ce projet comprendra une usine de béton préfabriqué avec 9 lignes de production et des équipements pour le traitement de bandes d’acier. Il devrait générer 1 200 emplois directs et 2 700 emplois indirects.
Une entreprise pharmaceutique dédiée à la fabrication de solutés médicaux sera également construite dans la ZES de Diass, confiée à la Pharmacie nationale d’approvisionnement. Pour Bakary Séga Bathily, directeur général de l’APIX-SA, l’objectif est de faire de Diass « un pôle industriel de référence au service d’un Sénégal souverain, juste et prospère ».
Code des investissements 2025 : des incitations fiscales attractives
Le nouveau Code des investissements, adopté en 2025, renforce l’attractivité de la région de Thiès. Les entreprises qui y investissent bénéficient d’une durée d’exonération de trois ans, alignée sur celle de Dakar, contre cinq ans pour les autres régions. Cette distinction reflète la volonté de l’État de faire de l’axe Dakar-Thiès un pôle économique prioritaire.
Les avantages fiscaux et douaniers incluent la suspension de la TVA sur les achats locaux et à l’importation de biens et équipements destinés au projet, l’exonération de droits de douane sur les équipements de production, et la possibilité de remboursement de la TVA suspendue dans un délai de 12 mois pour les investissements réalisés à Dakar et Thiès.
Le régime des Zones économiques spéciales offre quant à lui une imposition au taux réduit de 15 % sur les bénéfices imposables, ainsi qu’un droit d’admission en franchise de tous droits et taxes. La cession des droits fonciers des développeurs aux entreprises est soumise à un taux réduit de 50 % des droits d’enregistrement.
Une vision 2050 qui fait de Thiès une capitale industrielle
La Vision Sénégal 2050 place clairement Thiès au cœur de la stratégie de transformation économique du pays. Le pôle Thiès est défini comme une « plateforme logistique et hub aéroportuaire », un centre d’« industries extractives et manufacturières », une « nouvelle ville pétrochimique » et une destination de « tourisme balnéaire, d’affaires et de congrès ».
Les projections démographiques et économiques sont éloquentes. La population de la région passera de 2,3 millions d’habitants en 2020 à 4,8 millions en 2050. Le PIB par habitant, actuellement de 0,8 million de francs CFA, sera multiplié par plus de quatre pour atteindre 3,7 millions de francs CFA. En 2050, Thiès sera « un pôle majeur de valorisation des industries extractives, de tourisme balnéaire et d’agro-industrie ».
Cette vision s’accompagne de projets structurants comme la Notto Diobasse Smart City, qui s’étend sur 332 hectares répartis en quatre pôles, dont un Agroparc et un pôle industriel axé sur la fabrication locale de matériaux de construction. Ce projet incarne la volonté de doter la région d’un écosystème industriel intégré.
Les défis à relever
L’investissement dans la région de Thiès ne va pas sans défis. Le rapport d’analyse territoriale de l’ANAT identifie des freins persistants : urbanisation rapide, besoin de diversification économique, enjeux environnementaux et défis de gouvernance. Une approche intégrée combinant investissements, renforcement des capacités locales et durabilité est essentielle pour transformer ces enjeux en opportunités.
La question du foncier reste également un point sensible. L’accès à la terre pour les projets industriels et agricoles demeure un obstacle structurel, comme le soulignait le Premier ministre Ousmane Sonko en février 2026. Le régime d’Investissement Socialement Responsable, obligatoire pour tout attributaire foncier en zone d’aménagement industriel, impose des engagements en matière d’emploi local, de sous-traitance avec des PME sénégalaises et de transfert de technologies. Ces exigences, si elles sont correctement appliquées, peuvent devenir un levier de développement endogène plutôt qu’une contrainte.
Conclusion : une fenêtre d’opportunité à saisir
Thiès n’est plus une région d’avenir au sens vague du terme. Elle est devenue une région en pleine mutation, portée par des infrastructures de transport modernes, des ressources naturelles stratégiques, des zones économiques spéciales attractives et une vision politique claire. La croissance économique de 4,5 % en 2024 n’est qu’un indicateur parmi d’autres d’une dynamique qui s’accélère.
Pour les investisseurs, la fenêtre d’opportunité est réelle. Les incitations fiscales du Code des investissements 2025, la proximité de l’AIBD et du futur corridor ferroviaire Dakar-Tambacounda, la richesse du sous-sol et le potentiel agro-industriel constituent un ensemble d’atouts difficile à répliquer ailleurs au Sénégal. La transformation de l’attapulgite, la pétrochimie, l’agroalimentaire, les matériaux de construction et les services logistiques figurent parmi les secteurs les plus prometteurs.
La région de Thiès incarne cette ambition que le Sénégal se fait de lui-même : transformer ses ressources localement, créer de la valeur ajoutée sur son territoire et faire de ses régions des moteurs de croissance plutôt que des périphéries. Pour ceux qui savent lire les signaux faibles d’une économie en transition, Thiès est bien plus qu’une zone d’avenir. C’est une zone d’aujourd’hui, avec des fondamentaux solides et une trajectoire ascendante.
Économie & Investissement
Foncier et investissement au Sénégal : comment concilier développement économique et droits des communautés ?

Le foncier est un levier essentiel du développement économique au Sénégal. Mais l’articulation entre la logique de marché (investisseurs, promoteurs) et la logique sociale (communautés rurales, exploitations familiales) est source de tensions, comme l’illustrent les conflits périurbains et ruraux .
Les investisseurs face au défi foncier
Pour les investisseurs, l’accès au foncier est une condition préalable à tout projet, qu’il s’agisse de construction résidentielle, de développement commercial, d’agriculture ou de tourisme. Mais les contraintes sont nombreuses :
- L’insécurité juridique : la coexistence de plusieurs régimes fonciers, la lourdeur administrative et les litiges créent un risque pour l’investissement.
- La rareté des terrains en titre foncier : avec 80 à 85 % des terrains sous régime de bail emphytéotique, les investisseurs doivent composer avec une propriété temporaire .
- La complexité des procédures : l’obtention d’un bail ou d’un titre foncier peut prendre des mois, voire des années.
Les communautés face à la pression foncière
Pour les communautés rurales et périurbaines, la pression foncière liée aux investissements est source d’insécurité et de dépossession :
- Les expropriations : les grands projets d’infrastructure et les lotissements privés exproprient des populations installées depuis des générations.
- Les dépossessions : la spéculation foncière et l’accaparement des terres privent les communautés de leurs moyens de subsistance.
- Les conflits : les tensions entre agriculteurs et éleveurs, entre villages ou entre communautés et investisseurs sont en augmentation.
Les initiatives pour concilier investissement et équité foncière
Plusieurs initiatives tentent de concilier l’investissement et les droits des communautés :
- Le guichet unique Apix-Giz : l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix-Sa) et la Giz se sont alliées pour créer un guichet unique dédié à l’investissement, visant à faciliter les procédures pour les investisseurs tout en garantissant la transparence .
- La COPRAF : la Communauté des Praticiens du Foncier produit des notes trimestrielles sur l’actualité foncière et propose des pistes pour une gouvernance foncière équitable .
- Le CRAFS : le Cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal organise des rencontres entre acteurs publics, citoyens et partenaires techniques pour favoriser le dialogue et la concertation .
- Les organisations paysannes (CNCR) : elles clarifient leur vision du foncier et font des propositions pour une réforme foncière qui protège les exploitations familiales .
Les propositions pour un investissement foncier durable et équitable
La COPRAF, à travers ses notes de politique, a formulé plusieurs recommandations pour que « foncier et investissement fassent bon ménage » :
- Clarifier le cadre juridique : adopter une loi foncière qui précise les droits de tous les acteurs (investisseurs, communautés, femmes, éleveurs).
- Renforcer la transparence : publier les informations relatives aux transactions foncières et aux projets d’aménagement.
- Associer les communautés : consulter et obtenir le consentement préalable des populations avant tout projet d’envergure.
- Sécuriser les droits des plus vulnérables : garantir l’accès des femmes, des éleveurs et des exploitations familiales à la terre.
- Simplifier les procédures : créer des guichets uniques pour faciliter l’investissement tout en garantissant les droits des communautés.
Les perspectives en 2026
En juillet 2026, le Bureau de l’Assemblée nationale a déclaré admissibles plusieurs propositions de lois relatives au foncier, notamment sur les « graves carences dans la gestion foncière » et sur la « vente de bâtiments appartenant à l’État à des particuliers dans des conditions jugées irrégulières » . Ces initiatives pourraient permettre de faire la lumière sur des pratiques opaques et de proposer des mécanismes de conciliation entre investissement et équité foncière.
Économie & Investissement
Marché foncier sénégalais 2026 : où investir pour maximiser sa plus-value ?

Le marché foncier sénégalais connaît actuellement une dynamique sans précédent, porté par des projets d’infrastructure structurants. Avec une plus-value moyenne de 12 % par an dans les zones en développement, le secteur offre des opportunités d’investissement attractives, mais les disparités territoriales sont considérables .
Les disparités de prix entre zones géographiques
| Zone | Prix moyen au m² | Facteurs de valorisation |
|---|---|---|
| Dakar (quartiers prisés : Almadies, Point E) | 180 000 FCFA – >1 000 000 FCFA | Capitale saturée, forte demande, infrastructures |
| Dakar (moyenne) | 180 000 FCFA | Marché le plus cher du pays |
| Thiès et Mbour | 35 000 FCFA | Connectées par le TER, essor immobilier |
| Diamniadio | 15 000 FCFA | Nouvelle ville, projets d’infrastructure ambitieux |
Dakar : un marché saturé mais toujours prisé
La capitale dakaroise reste le marché le plus cher du pays avec une moyenne de 180 000 FCFA/m², pouvant dépasser 1 million FCFA/m² dans les quartiers prisés comme les Almadies ou Point E . La forte demande immobilière, portée par une population croissante et une concentration des activités économiques, maintient les prix à un niveau élevé. Mais la saturation du marché et l’étalement urbain créent un effet de report vers les zones périphériques.
La périphérie : un potentiel de valorisation élevé
La pression foncière à Dakar a créé un effet de report vers des villes secondaires désormais connectées aux infrastructures modernes :
- Thiès et Mbour : Désormais reliées à Dakar par le Train Express Régional (TER), ces villes proposent des terrains autour de 35 000 FCFA/m². La plus-value potentielle est significative, notamment à Mbour qui « vit de plein fouet le boum immobilier ».
- Diamniadio : Nouvelle ville en développement, portée par des projets d’infrastructure ambitieux (TER, autoroutes, pôle urbain), elle offre des opportunités à partir de 15 000 FCFA/m². La plus-value peut dépasser 35 % en deux ans, comme l’attestent certains investisseurs .
Les facteurs clés de valorisation des terrains
Pour maximiser la plus-value de votre investissement, plusieurs critères sont à prendre en compte :
- La proximité des infrastructures de transport : le TER, le BRT, les autoroutes et les axes routiers majeurs sont des facteurs de valorisation décisifs.
- L’accessibilité aux réseaux : la présence d’électricité, d’eau et d’assainissement peut réduire vos coûts de 15 à 25 % et valoriser votre bien à la revente .
- Les projets d’aménagement futurs : la connaissance des plans d’urbanisme (POS, PLU) permet d’anticiper les zones de développement futur .
- Le régime foncier : un titre foncier offre une valeur et une sécurité supérieures à un bail emphytéotique .
- La nature du sol : une topographie favorable et une bonne qualité de sol réduisent les coûts de construction et valorisent le terrain .
Les risques à anticiper
L’investissement foncier au Sénégal n’est pas sans risques :
- L’insécurité juridique : avec 80 à 85 % des terrains sous régime de bail emphytéotique et plus de 30 % des transactions non sécurisées exposées à des litiges, la vigilance est de mise.
- La spéculation : certaines zones (Mbour, Diamniadio) attirent les spéculateurs, ce qui peut créer des bulles et des tensions foncières.
- La lourdeur administrative : les procédures d’acquisition peuvent prendre des mois, voire des années.
- Les litiges fonciers : près de 40 % des affaires civiles au Sénégal concernent des contentieux fonciers.
Stratégies d’investissement pour 2026
Plusieurs stratégies peuvent être envisagées :
- Investissement à long terme : acheter un terrain en titre foncier dans une zone de développement futur (Diamniadio, périphérie dakaroise) et attendre la valorisation liée aux infrastructures.
- Investissement locatif ou commercial : acquérir un terrain en bail emphytéotique dans une zone bien desservie (Thiès, Mbour) et construire pour la location ou l’exploitation commerciale.
- Achat-revente (flip) : acheter un terrain à un prix attractif dans une zone en développement et le revendre après mise en valeur ou aménagement.
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